LE TABERNACLE
LE TABERNACLE
Dimanche
21 septembre 2025
Semaine 13 : Le tabernacle
Thème
général : Exode : Un voyage vers la terre
promise.
« Alors la nuée couvrit
la tente d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle » (Exode 40.34).
Le
terme « tabernacle » peut paraître étrange, tant il est rare dans le langage
courant. D’où provient-il
et que désigne-t-il réellement ? Issu du latin tabernaculum,
qui signifie « tente », il dérive lui-même de taberna, « cabane. » C’est
d’ailleurs de ce dernier que provient l’anglais tavern (« taverne »). Dans
l’Ancien Testament, le mot traduit par « tabernacle » est mishkan,
signifiant « tente. » On l’appelle également la « Tente » (’ohel)
de la Rencontre (mow’ed). Puisque les Israélites vivaient eux-mêmes sous
des tentes durant leur traversée du désert, le tabernacle apparaissait comme la
« Tente de Dieu, » le lieu où le grand prêtre entrait en communion avec
Lui. Aujourd’hui, le mot « tabernacle » a acquis une connotation éminemment
religieuse, alors qu’à l’origine il désignait tout simplement une « tente. »
Dès l’aube de l’histoire biblique, le désir profond de
Dieu a toujours été d’habiter au milieu de son peuple. Ce désir traverse l’Éden, le Sinaï, le désert, le Golgotha et se projette jusqu’à la Nouvelle Jérusalem. Le tabernacle est le témoignage
vivant d’un Dieu qui refuse la distance, qui restaure la communion rompue et
qui descend dresser sa tente parmi les siens. Bien plus qu’une construction
nomade au désert, il incarne la volonté immuable de Dieu de « tabernacler »
avec son peuple, d’offrir au pécheur un lieu de rencontre et de rédemption,
comme le proclame le verset clé ci-dessus (Exode 40.34, 38).
Les voix des croyants à travers les siècles se sont
accordées à reconnaître cette vérité : le tabernacle fut le signe de la proximité divine, le
cœur battant du système sacrificiel, la révélation tangible d’une présence
sainte au milieu d’un peuple fragile. Il devint à la fois pédagogie,
appel et promesse.
1. Les Israélites s’étaient tellement éloignés qu’ils ne pouvaient concevoir comment Dieu pouvait demeurer avec eux, Lui qui était invisible. Alors Dieu dit : “Qu’ils Me fassent un sanctuaire, afin que J’habite au milieu d’eux” (Exode 25.8). La colonne de nuée au-dessus du tabernacle et la présence visible de Dieu, manifestée à l’intérieur, aidaient les Israélites à comprendre plus aisément la réalité de la présence constante du Seigneur parmi eux. - Stephen Haskell
2. Le Sanctuaire était le cœur du système des types. Là, le Seigneur plaçait son nom, manifestait sa gloire et conversait avec le Souverain Sacrificateur au sujet du bien-être d’Israël. - O.R.L. Crozier
3. Sous l’ancienne dispensation mosaïque, Dieu avait une demeure visible parmi les hommes. La brillante shekinah se voyait entre les ailes des chérubins qui ombrageaient le propitiatoire ; et dans le tabernacle, tandis qu’Israël cheminait au désert, puis dans le temple, une fois établi dans son propre pays, il y avait une manifestation visible de la présence de Jéhovah, dans le lieu consacré à son service. - C.H. Spurgeon
4. Le fait suprême du tabernacle était que Jéhovah s’y trouvait : une Présence attendait derrière le voile. De même, la Présence de Dieu est le fait central du christianisme. Au cœur du message chrétien se trouve Dieu Lui-même, attendant que ses enfants rachetés parviennent jusqu’à une conscience réelle de Sa Présence. - A.W. Tozer
5. Réalises-tu que Jésus est là dans le tabernacle, expressément pour toi - pour toi seul ? Il brûle du désir d’entrer dans ton cœur… n’écoute pas le démon, ris de lui, et va sans crainte recevoir Jésus, le Prince de paix et d’amour. - Sainte Thérèse de Lisieux
6. L’humanité a banni la Divinité de sa présence ; elle l’a reléguée dans un sanctuaire ; les murs du temple bornent son horizon ; il n’existe pas au-delà de celui-ci. - Denis Diderot
QUESTIONS
Quels sont à la fois les bienfaits et les défis que
comporte la méditation sur le Tabernacle, ses meubles et ses symboles ?
Comment rendre tout ce matériel biblique pertinent pour notre monde moderne ?
Quelle leçon la Tente d’Assignation était-elle destinée à enseigner au peuple ?
Que pouvons-nous apprendre de la nature du Dieu qui désire « dresser sa tente »
avec nous ?
LA SEMAINE EN BREF
Exode
35.1–36.7 : instructions sur la manière de construire la tente (le tabernacle).
Genèse 1.1 : Dieu comme Créateur des cieux et de la terre. Exode 36.8–39.31 :
mise en œuvre des instructions et fabrication du tabernacle et de son mobilier.
Hébreux 7.25 : Jésus est le grand prêtre qui peut sauver tous ceux qui
s’approchent de lui, car il intercède en leur faveur. Exode 40.1–38 :
consécration du tabernacle et remplissage de celui-ci par la présence du
Seigneur. Jean 1.14 : « La Parole a été faite chair et elle a habité parmi
nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa
gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »
COMMENTAIRE
Le tabernacle
prend tout son sens dans le Nouveau Testament, car dès le premier chapitre de
son évangile, Jean écrit : « La Parole a été faite chair et elle a habité parmi
nous » (Jean 1.14). Le verbe traduit par « habiter » est skenoô, qui
signifie « dresser sa tente. » Le verset pourrait donc se traduire plus
littéralement par : « La Parole a été faite chair et a dressé sa tente parmi
nous. » Ou encore, pour reprendre le terme de l’Ancien Testament : elle a tabernaclé au milieu de nous.
Cette explication
montre que Dieu a toujours voulu être avec son peuple, demeurant au milieu de
lui. Tel est l’objectif ultime de l’Apocalypse : « Voici
le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux »
(Apocalypse 21.3). Ces paroles devraient élever nos cœurs, car elles affirment La
bonne nouvelle : Dieu prend
l’initiative de franchir ce fossé ; de sa propre initiative, Il répare la
brèche et la relation brisée. Il rappelle le pécheur à Lui-même.
À l’approche de la conclusion du livre de
l’Exode, deux sections majeures de la Torah hébraïque se présentent à nous : la
parasha Vayakhel (וַיַּקְהֵל), littéralement « Et Il rassembla, »
et la parasha Pekoudé (פְקוּדֵי), que l’on traduit par « Comptes » ou « Les
Comptes du Tabernacle. » Ces chapitres nous invitent à contempler comment
Dieu restaure sa relation avec Israël et le rapproche de Lui, en étendant sur
son peuple sa protection, en lui donnant direction et enseignement pour son
bien, en établissant un lieu et une voie pour L’adorer, et en préparant la
route qui devait conduire Israël vers la Terre promise.
Cette semaine,
notre étude suivra le fil du tabernacle tel qu’il se déploie dans l’Exode, à
travers six étapes qui révèlent la présence de Dieu et annoncent son
accomplissement en Jésus-Christ. Nous commencerons par le tabernacle, ce
lieu préparé pour la rencontre entre Dieu et son peuple, avant de considérer le
sabbat de l’Éternel, rappel que toute œuvre sainte doit s’accomplir dans le
cadre du repos divin. Puis nous méditerons sur les offrandes et l’Esprit,
où la générosité du peuple et l’action inspiratrice de l’Esprit équipaient les
artisans pour leur tâche. Cela nous conduira à contempler la construction du
tabernacle, œuvre d’obéissance et de précision fidèle aux instructions
divines. Le sommet de ce parcours se manifeste avec la présence de Dieu dans
le tabernacle, lorsque Sa gloire descendit pour remplir le sanctuaire.
Enfin, nous tournerons nos regards vers l’accomplissement ultime de ces figures
en Jésus-Christ : Jésus a habité parmi l’humanité, la Parole faite
chair, devenu le Tabernacle véritable et parfait de Dieu avec les hommes.
Aujourd’hui encore, le
Seigneur œuvre pour rassembler nos cœurs dans la communion avec Lui. Que cette semaine de réflexion soit pour
nous une montée vers Sa présence : qu’elle purifie nos pensées, affermisse
notre foi et oriente tout notre être vers Celui qui demeure notre sanctuaire.
ABONDANTES
GRÂCES DE LA PART DE L’ÉTERNEL !
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