LE BUISSON ARDENT : QUAND DIEU RÉÉCRIT UNE VIE


LE BUISSON ARDENT

QUAND DIEU RÉÉCRIT UNE VIE 


Dimanche 06 juillet 2025

Semaine 2 : Le buisson ardent

Thème général : Exode : Un voyage vers la terre promise.


Texte à méditer : L'Éternel dit : J'ai vu la souffrance de mon peuple, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs ... Je suis descendu pour le délivrer (Exode 3:7-8).


Un buisson en flammes. Une voix qui interpelle. Une mission démesurée. Dans le silence aride du désert de Madian, un homme tremblant - appelé pourtant à devenir un chef puissant - se tient devant une scène d’apparence ordinaire, transfigurée par la présence divine : un feu qui embrase sans consumer, un Dieu qui parle sans anéantir (Ex 3:2–4).  Là, au cœur de l’ordinaire, l’éternité fait irruption.


Moïse, jadis prince d’Égypte, vit désormais comme berger exilé, loin des projecteurs, loin des promesses. Quarante ans plus tôt, il avait voulu libérer son peuple par la force ; aujourd’hui, Dieu l’appelle à le délivrer par Sa Parole. « J’ai vu la souffrance de Mon peuple… Je suis descendu pour le délivrer » (Ex 3:7–8). L’appel ne survient pas dans la gloire, mais au creux d’une vie en ruine. Le buisson nous rappelle que Dieu ne cherche pas les héros, mais les cœurs disponibles.


Moïse nous fascine par ses silences autant que par ses paroles. Son appel au buisson ardent a suscité des réflexions profondes sur la vocation, la présence de Dieu, et la fragilité humaine transfigurée. Voici quelques voix contemporaines (tirées d’une compilation de Jonathan Gallagher) qui, chacune à leur manière, contemplent cette rencontre singulière entre l’homme et Dieu :


CITATIONS

Ø  Nous ne nous interrogeons guère sur le fait que Dieu ait choisi comme prophète un homme bègue, effrayé à l’idée de parler en public. Mais nous devrions. Le livre de l’Exode donne peu d’explications, mais ses récits suggèrent que l’introversion joue le yin face au yang de l’extraversion ; que le messager n’est pas toujours le message ; et que Moïse fut suivi non parce qu’il parlait bien, mais parce que ses paroles étaient réfléchies et empreintes de sagesse. - Susan Cain

 

Ø  Lorsque Dieu manifeste Sa présence à travers nous, nous devenons semblables au buisson ardent : Moïse ne prêta aucune attention à la nature du buisson - il ne vit que la lumière éclatante du Seigneur. - George Eliot

 

Ø  Face au divin, les hommes se réfugient dans la banalité, comme s’ils répondaient à une question cosmique à choix multiples : Si vous voyiez un buisson en feu, est-ce que vous (a) appelleriez les pompiers, (b) sortiriez les saucisses, ou (c) reconnaîtriez Dieu ? Une infime minorité de personnes choisirait la réponse (c)… - Mary Doria Russell

 

Ø  Moïse était un homme oublié dans le désert. Mais Dieu l’avait précisément là où Il le voulait, et Il le rencontra dans un buisson en feu. - Michael Catt

 

Ø  Tout buisson est un buisson ardent, et le monde est saturé de la présence de Dieu.
- C.S. Lewis

 

Ø  La terre déborde de cieux, et chaque buisson ordinaire flamboie de Dieu ; mais seul celui qui voit se déchausse ; les autres s’assoient autour et cueillent des mûres. - Elizabeth Barrett Browning

 

QUESTIONS

Pourquoi Dieu choisit-Il de s’adresser à Moïse à travers un buisson en feu ? Comment Moïse sait-il que c’est Dieu qui lui parle ? Pourquoi discute-t-il avec Dieu, affirmant ne pas vouloir accomplir cette mission, au lieu d’accepter simplement l’appel ? En quoi ses déclarations sur son manque d’aisance à s’exprimer sont-elles pertinentes ? Quelles leçons tirons-nous de l’expérience de Moïse ?


LA SEMAINE EN BREF

Exode 18:3–4 relate les noms que Moïse donna à ses fils en Madian, révélant qu’il méditait encore sur sa vie passée. Exode 3:1–22 raconte l’appel de Dieu à Moïse depuis le buisson ardent.
Genèse 22:11, 15–18 relate l’intervention de l’ange de l’Éternel qui appelle Abraham du haut du ciel. Dans Exode 6:3, Dieu Se révèle à Moïse sous le nom de Yahweh. Joël 2:32 affirme que
quiconque invoque le nom de l’Éternel sera sauvé. Dans Exode 4:1–31, Moïse argumente avec Dieu, affirmant qu’il n’est pas capable de faire ce que Dieu lui demande. Genèse 17:10–11 contient l’instruction de Dieu à Abraham concernant la circoncision comme signe de l’alliance.

 

COMMENTAIRE

Reprenons l’histoire : Moïse s’était enfui et vivait caché au pays de Madian. Contraint d’abandonner tout ce qu’il connaissait, y compris son propre peuple, à cause du meurtre d’un Égyptien, il trouva refuge dans ce pays et finit par épouser l’une des femmes madianites.

 

Un jour, après de nombreuses années, il aperçut un buisson en flammes. Il remarqua alors que, bien que le buisson brûlât, il ne se consumait pas. Il continuait de projeter des flammes ! Intrigué, Moïse s’en approcha pour observer de plus près. C’est alors qu’une voix s’éleva du buisson :  


Ø  « Moïse ! Moïse ! »


Un buisson en feu qui ne se consume pas… et qui parle : il faut reconnaître que c’est pour le moins inhabituel ! La voix poursuivit : « Ôte tes sandales, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. »

 

Moïse dut baisser les yeux vers ses pieds. Une terre sainte ? Elle ne semblait pourtant pas différente du reste du désert qu’il avait arpenté jusque-là. Pourquoi était-elle sainte ?

 

Le buisson ardent est le théâtre d’un retournement : la sainteté de Dieu ne consume pas - elle appelle, elle transforme. « Ôte tes sandales » (Ex 3:5) : ce simple geste signifie la mort à soi-même avant l’envoi. Moïse proteste.

 

Quatre fois, il résiste. Quatre fois, Dieu révèle davantage de Lui-même :

« Qui suis-je ? » → « Je serai avec toi » (Ex 3:12)

« Quel est Ton nom ? » → « JE SUIS » (Ex 3:14)

« Ils ne me croiront pas » → Trois signes (Ex 4:1–9)

« Je suis lent à parler » → « Qui a fait la bouche ? » (Ex 4:10–12)


Puis vient la colère de Dieu, mais aussi Sa grâce : Aaron, frère et soutien, est envoyé. Car quand Dieu appelle, Il équipe. Il ne se contente pas de confier une mission - Il accompagne, Il pourvoit. L’appel n’est jamais fondé sur nos aptitudes, mais sur Sa fidélité. Et parfois, il prend des formes simples : une parole d’ami, un devoir ordinaire, une conviction intérieure. Le buisson est rare. L’obéissance fidèle, quotidienne, est le vrai miracle.


Cette semaine, nous suivrons le chemin de Moïse, de la rencontre au désert à son retour en Égypte.

Ø  La sanctification précède l’envoi (Ex 3:1–10) : Le buisson, école de la présence.

Ø  Les objections deviennent révélations (Ex 3:11–4:17) : Comment Dieu transforme nos faiblesses.

Ø  L’obéissance malgré tout (Ex 4:18–31) : Le retour en Égypte et le signe de la circoncision.


À travers ce parcours, Dieu nous pose une question : 

Qu’as-tu fait de Mon appel ?


« Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes » (1 Co 1:27)


 Abondantes grâces de la part de l’Éternel !

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